du haut d’un clocher saint-avertin
Autrefois simple village-chenille longeant un coteau abrupt, face aux sinuosités du Cher aux eaux nonchalantes, Saint-Avertin a changé de physionomie en une trentaine d’années, faisant de son plateau jusqu’alors agricole un périmètre urbain absorbant le trop-plein de la capitale tourangelle.
Avec quelque douze mille habitants (soit quatre fois plus qu’avant-guerre) la plaisante cité où naquit l’illustre imprimeur pantin, où vécut le talentueux académicien Jules Romains et où mourut le bon moine Avertin, a su, en dépit de son considérable développement, préserver son identité.
Le vieux bourg a gardé une âme et constitue encore un pôle d’attraction pour les résidents des nouveaux quartiers qui se retrouvent, par ailleurs, au sein de multiples associations foisonnant dans la commune.
Une commune qui, malgré l’essor du béton, reste fort oxygénée.
La Côte verte mérite encore son appellation !
On est pourtant loin du temps où les Tourangeaux avaient fait de Saint-Avertin le plus coquet lieu de promenade de leur banlieue. Et même si les pavillons et immeubles ont passé aux quatre coins du bourg, les coqs des dernières fermes du plateau osent encore chanter.
Pour combien d’années encore ?


